Sahara - le blues du dromadaire

Publié le par Leïla

 P1040221-.jpgLa saison chaude est arrivée...si vite...trop vite. Le sirocco balaie la montagne en soulevant le sable, cela crée d'étranges paysages nimbés de mystère d'où émerge le minaret de la mosquée. La pluie absente depuis si longtemps n' a pas permis l'éclosion des fleurs et la renaissance de la végétation. La nature souffre cruellement de cette sécheresse, mais les bergers plus encore, obligés de revendre leur bétail à bas prix car ils n'ont plus de quoi pâturer.

Je n'échappe pas à cette angoisse du lendemain, car le prix de la paille et de l'orge importés de Lybie, que nous donnons aux dromadaires, a flambé, nous occasionnant des frais très lourds à porter alors que les bêtes ne peuvent pas travailler.

Depuis que je suis ici j'ai dû faire face à de multiples tracas dont je me serai bien passée et que je ne pouvais appréhender.

 

 

Nejma l'étoile, Ramla le sable, Guemrra la lune, Sahab le nuage, Chems le soleil, mes cinq dromadaires, unis comme les doigts de la main regardent l'horizon. De quoi sera fait demain ?

Publié dans dromadaires

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leila 10/06/2010 21:55


Bonsoir et bienvenue sur mon blog Cécile. Merci de ses mots réconfortants, dans une époque où je doute et me pose tant de questions, où je fais front à des bassesses, parfois des insultes sur
internet, des mesquineries et des tracasseries innombrables...sans compter les difficultés inhérentes à cette activité.
J'aime immensément le décor où j'ai planté ma vie et l'allure noble de mes bêtes, j'aime ce peuple des déserts et leur culture, je leur voue admiration et dévouement...mais je suis peut-être un
prototype étrange tombé d'une autre planète et le chemin que j'emprunte est semé de chausse-trappes. Mal comprise ici et ailleurs, être différente est un choix parfois douloureux.
Alors en ce moment je m'isole, sauvage et méfiante, humant le vent parfois porteur de contradictoires courants, essayant de comprendre l'incompréhensible...et surtout en tâchant de ne pas me
fourvoyer et me préserver.
Face à l'adversité répétée on devient fragile comme papier de soie...mais ma volonté est intacte. Elle sera ma force dans les temps qui viendront, en tout cas je l'espère...Inch'Allah, que les gens
deviennent ouverts et compréhensifs, qu'ils apprennent à lâcher les préjugés et le désert refleurira Cécile...n'en doutons point !


Le Meur cécile 10/06/2010 15:06


Bonjour Leïla, Je viens de découvrir votre blog, je trouve votre destinée incroyable. Tenez le coup et essayer de garder précieusement vos animaux avec vous, ils en vallent toute les peines, même
dans les moments les plus durs.
Je vous souhaite beaucoup de courage et longue vie à votre petit cheptel.
Bien cordialement cécile.


Ghislaine 19/05/2010 22:08


Oui Monique, Leïla c'est mon nom du désert...
Gros bisous à la dame du Nord !


Monique Pineau 19/05/2010 20:49


Bonjour, est-ce que Leila c'est ton nom du désert Ghislaine. Si oui je te donnerai des nouvelles sous ce nom.En tout cas courage à Leila qui se heurte à pleins de problèmes. Bises A+ Monique


Dominique Bauvet 17/05/2010 22:25


Je suis touchée par toutes les épreuves que tu traverse, il faut beaucoup de courage , de persévérance, de poings serrés, pour tenir droit lorsque la tempête fait rage de tous cotés.
L'humain possède de belles ressources au fond de lui,ce qui le renforce,l'aide à avancer, à braver les épreuves.
Tu as cette force en toi,ton choix de vie est ta bataille,ce combat est admirable.
Ta fierté:l'accord avec toi-même.
Femme Sauvage guidée par ton instinct!!!!!!!

Pensées Intenses à transmettre à tous.
Amitiés
Domy


Leïla 19/05/2010 10:01



Merci Domy, tu sais, de toute façon je pense que sans combat la vie serait insipide...on doit beaucoup s'ennuyer au jardin d'éden et au paradis ! Et comme dans chaque instant que l'on savoure ou
que l'on déteste, la roue tourne et tout est éphémère. Cela dit, pourquoi donc les moments difficiles paraissent-ils plus longs que les bons moments ?


Pour ma part, voici plusieurs mois que le sort et certaines personnes, s'acharnent sur moi...J'ai pourtant l'impression d'être calme et sans rancoeur particulière (j'ai fait mon examen de
conscience :)) Est ce simplement un cycle à passer avant de retourner le sablier, ou bien la réverbaration de cette montagne étrange qui nous renvoie les exagérations d'un monde déstabilisé ?