Isabelle Eberhart - j'écris comme j'aime

Publié le par Leïla

     DSC00498 Le 21 octobre 1904 à Aïn Sefra, la crue d'un oued emportait le corps d'une jeune femme de 27 ans, qui laissait derrière elle des écrits d'une émotion fascinante sur la vie bédouine et le Sahara, qu'elle avait adopté comme patrie de l'âme. Elle était née en 1877 et s'appelait Isabelle Eberhart. Ses écrits je les ai découvert voici deux ans et je suis restée stupéfaite par ce destin hors norme d'une femme rebelle et passionnée. Je ne peux m'empêcher de rendre hommage à la puissance de son esprit et à la liberté qui animait son choix de vie. Qu'elle soit morte si jeune m'étreint le coeur en songeant à ce que son oeuvre aurait pu donner si elle avait vécue. Elle est l'exemple même d'une jusqu'au boutiste investie de tout son être par le feu de l'âme.

 

-"J'écris comme j'aime...dit-elle...

“... Pendant longtemps j’allais à la mosquée en dilettante, presque impie, en esthète avide de sensations... Et pourtant dès les commencements extrêmes de ma vie arabe, la splendeur incomparable du Dieu de l’Islam m’éblouit...  

"Tout le grand charme poignant de la vie vient peut-être de la certitude absolue de la mort. Si les choses devaient durer, elles nous sembleraient indignes d'attachement. " (A l'ombre chaude de l'Islam).
Un soir d’été en entendant la voix du mueddin “ ...  je sentis une exaltation sans nom emporter mon âme vers les régions ignorées de l’extase... Pour la première fois je murmurais avec leur foi inébranlable Allahou Akbar ... j’allais me prosterner dans la poussière... Je n’étais plus seul en face de la splendeur triste des mondes.”  
“... Sans religion fille du hasard et élevée au milieu de l’incrédulité et du malheur, je n’attribue au fond de mon âme le peu de bonheur qui m’est échu qu’à la clémence d’Allah et tous mes malheurs à ce Mektoub  mystérieux contre quoi il est parfaitement inutile et si insensé de s’insurger...”.


Publié dans Aventure Sahara

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Elisabeth de Hautségur 08/07/2012 17:00

Chère Leila,
Isabelle Eberhardt ne me quitte pas. Elle est une partie de moi. Je t'embrasse. Elisabeth.